vendredi 21 mars 2014

Les désavantages d'une vie en communauté, les cinq mauvaises raisons

Je faisais dans cet article un éloge à la vie en résidence. Mais prends garde petite nigaude, tout n'est pas si rose. 
Je viens aujourd'hui t'expliquer en cinq points (sans ordre particulier) pourquoi ce n'est pas toujours un long fleuve tranquille.

1- La réussite scolaire

Hé oui, une vie en résidence universitaire signifie qu'il n'y a que des étudiants everywhere (non, tu crois ?) (quelle perspicacité), donc en fait, ça veut dire que tu vas être embarqué dans des soirées (surtout si tu es pote avec des Erasmus qui eux, pèsent lourd dans le game). Et si tu veux réussir ton année faut pas déconner et devenir l'archétype de l'étudiant fêtard = tu fais la tournée de tous les bars de la ville tous les soirs de ta vie.
Il faut gérer son indépendance et ne pas trop se laisser tenter par les mille événements facebook qu'on te propose toutes les semaines. Déjà parce que tu es étudiant donc tu es censé être pauvre je te le rappelle, donc dépenser tous tes sous les jeudis soirs ou manger à ta faim, il faut choisir. Puis aller en cours le matin ou rentrer de soirée, il faut choisir aussi. C'est comme boire ou conduire, tu m'as compris.
Sauf si tu sais équilibrer ta vie de foufou du dancefloor et d'étudiant assidu (comprendre : tu ne sèches pas tes 20h de cours toutes les semaines, tu réussis à aller à ton cours de 8h du matin sobre... etc.), dans ce cas YOLO. En tous cas ne te réveilles pas un jour avant l'examen avec une soudaine prise de conscience en postant sur le groupe de ta licence : « Coucou j'ai raté quelques cours la semaine dernière du coup est-ce que quelqu'un pourrait m'envoyer le cours complet de cette matière là svp ? Et celle là aussi ? Et elle aussi tant qu'à faire... ? » parce qu'on sait très bien que t'es jamais venu de tout le semestre en fait.

Moi, ce qui m'empêche de réviser régulièrement outre la putain de flemme et la procrastination de l'extrême, c'est le fait d'être h24 dans les bras de mes copines. Parce que vivre en « presque-colocation » avec elles > réviser.
Je suis certes assidue (enfin... j'essaye de l'être) mais je passe tout mon semestre à jouer au baby-foot dans mon foyer en sortant des cours. Donc en fait je suppose que j'ai pas de morale à faire parce que si ça se trouve tu auras ton année et pas moi. Alors que toi tu auras juste réviser le cours de quelqu'un d'autre la veille de l'exam et que moi j'aurais passer ma vie à la BU pendant deux semaines. Hé ouais.


2 - Les gens qui font du bruit

Justement parlons-en des gens qui font la fête. Et dans le couloir, à savoir l'endroit qui résonne le plus ever.
Il y a des fois, tu peines à t'endormir. Alors après deux jours d'insomnies, quand tu es en plein sommeil paradoxal, tu savoures. Puis soudain, des voix résonnent dans le couloir et des talons claquent sur le sol. Il est 3h40 du matin et, vu que ce n'est pas toi qui t'amuses, ça t'emmerde plus qu'autre chose.
Tu hésites à sortir de ton lit pour faire une remarque mais :
  • Tu es en culotte sous tes draps donc t'as pas envie de te geler.
  • Les fêtards ne parlent pas français (parce que c'est des Erasmus) donc à part « can you make moins de bruit please ? » tu sais pas quoi dire.
  • T'as pas envie de passer pour une meuf aigrie parce que toi aussi il y a des milliards de fois où tu chantes la vie, tu danses la vie et tu accables l'univers. Mais pas tout le temps dans les couloirs.

3 - L'intimité ?

Je deviens le temps de m'exprimer, la porte parole de ces étudiants qui ont une vue trop naze. Parce qu'en plus d'avoir un parking ou une benne à ordure comme paysage et de ne jamais voir le soleil, bah on voit chez eux. Donc quand tu sors de ta douche, on te vois. (C'est pourquoi la bonne astuce c'est de mettre des rideaux, -assortis avec ta chambre si possible) (Valérie Damidot). Étant du bon côté, vue sur la mer, je me permet d'ouvrir mes fenêtres en grand et de faire ma vie en culotte.
Mais on ne parle pas ici d'une simple histoire de p'tite culotte. L'heure est grave, ou presque. Quand on vit en résidence, on peut difficilement cacher des choses aux personnes qui vivent avec nous (si c'est tes connaissances j'veux dire). Ainsi les premiers flirts se transforment en affaire d’État (ou en scoop « Voici ». En couple, info ou intox ?), les déboires de chacun prennent plus d'ampleur tout comme les rumeurs. Et même si c'est marrant un temps, ça devient vite chiant pour l’intéressé.


4 - La cuisine collective

Si comme moi tu possèdes un 9m² en résidence, alors tu n'as pas de cuisinette. Et si tu n'aimes pas te mêler aux autres, la cuisine collective va devenir ton problème. Il y en a une par étage, parfois deux. Avec deux plaques de cuisson et un micro-onde. Bref, ça casse pas des briques et il n'y a pas de four. Tout ça dépends probablement des résidences étudiantes mais je parle des salles communes en général.
J'ai la chance d'avoir ma propre salle de bain alors j'ai un frisson d'horreur rien qu'en imaginant devoir partager une douche/toilette avec quinze autres étudiants. Parce que tout le monde n'est pas à cheval sur la propreté. Laisser derrière soi une plaque de cuisson dégueulasse après utilisation, ça m'énerve. Laisser traîner son paquet de pâtes vide, ça m'énerve. Un minimum de respect pour le prochain c'est la base d'une cohabitation nan ?

Outre ces détails, tu peux rencontrer des gens sympas dans ta cuisine. Ça te permet quand même de faire connaissance avec des gens de ton étage à l'heure de manger (parce que vous vous battez pour faire cuire vos Knackis en première). Donc ce n'est pas qu'un inconvénient, ne soit pas aigri (mais un peu quand même quand la cuisinette est toujours occupée et que tu peux -enfin- manger à 21h30).

Depuis que je possède une poêle, c'est la révolution dans mon assiette. Je vivais à base de riz au micro-onde principalement (c'est possible) et autres produits à réchauffer. Alors si tu es un grand passionné de cuisine ou simplement un amateur de gnocchis à poêler, tu peux partager tes recettes avec moi.


Je n'ai pas de jolies images  pour illustrer cet article, alors voilà une photo de mon paquet de fraise Tagada bloqué dans le distributeur. 
Parce que, sans déconner, je manque quand même sacrément de chance comme fille.

5 - La perte du rythme

Premièrement dû aux horaires de la fac : les cours sont dispersés un peu n'importe comment dans la semaine et des fois en me levant j'ai l'impression d'être en vacances d'été tellement j'oublie quel jour on est.
Ensuite, à force de traîner le soir devant mes bâtiments, je retarde peu à peu l'heure du coucher. Je dit à mes copains : « Bon allez... bonne nuuuit, à demain » à minuit puis finalement on parle jusqu'à 1h et d'un seul coup il est 6h du matin, les oiseaux chantent et tu croises des gens qui partent travailler en rentrant chez toi; ils te répondent "Bonjour" quand tu lances un "bonsoir" amical. Bref, les nuits blanches s'accumulent à force de parler de tout et de rien; la nuit suivant son cours à base de jeu de cartes, céréales et autres biscuits à grignoter from sunset to sunrise. Puis après je suis fatiguée toute la sainte journée de cours, et je fais moins la maligne quand j'entends mon réveil sonner le matin. C'est l'histoire et le drame de ma vie, j'ai un retard de sommeil d'environ quinze ans et un visage blasé la plupart du temps.
De plus, sachant que le week-end je me lève super tard (désolé pour le dicton qui dit que « Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt »), du coup je mange à pas d'heure dès que la faim me prends : Un cordon bleu à 16h, un bol de céréales à 2h du matin, des pommes-noisettes à 5h, une compote dans la nuit. TOUT VA BIEN.


Voici mes cinq points principaux. Bien sûr je pourrais citer bien d'autres choses si je voyais la vie du mauvais côté. Il y a par exemple cette voisine qui vient toquer chez moi à minuit pour savoir si j'ai de la mayonnaise (c'est la même qui laisse traîner ses poubelles dans le couloir d'ailleurs), ce voisin qui demande du sopalin à une heure du matin (et qui ne me le rends pas btw), l'alarme incendie qui se déclenche au moins deux fois par semaine pour le plus grand plaisir de mes tympans, ou simplement les gens à qui je lance un « Bonsoir » enjoué et aimable et qui ne répondent pas. Le tout accompagné d'un regard dédaigneux (hé ho, il ne fallait pas venir dans une résidence si tu ne supportes pas les autres).
Mais n'oubliez pas que je ne suis qu'amour. Si tu l'es toi aussi, lances toi dans cette expérience de la vie communautaire et racontes-moi tout.

dimanche 2 mars 2014

Jetable

Comme toujours, je me promène l'appareil jetable en main et je met environ trois mois pour le faire développer. J'essaye d'en acheter régulièrement parce qu'il s'avère que ces petits trucs trop cools ne coûtent que 5€ à tout péter. Mais méfies-toi, petit naïf, il faut aussi penser au prix du développement. Et ça, c'est beaucoup moins fun. Parce qu'à presque un euro par cliché, tu espères quand même avoir immortaliser les meilleurs moments de ta vie, sans rire. 

Bientôt ma monnaie d'étudiante aura raison de moi et je devrais me faire à l'idée que la photo sur papier glacé c'est "outdated". Ce n'est pas pour tout de suite parce que je crois que je suis amoureuse pour toujours de cette qualité d'antan depuis mon premier essai jetable à Londres. Il me reste donc deux appareils de l'été dernier à faire développer. (Puis comme je suis faible, j'en ai acheté trois autres... Oups.) 

Mais, pour patienter, voilà des photos de touriste de l'été à novembre.



Cannes

 Le lac
 Eugé - @ Avignon


 Photo de touriste with Mum au château de Nice
@ Saint-Jean-Cap-Ferrat, La Villa Rothschild
Avignon, parc de la bibliothèque // Aix-en-provence

En attendant les prochaines photos, tu peux aller voir le précédent article au jetable, si tu veux. Il est ici. Bisous