samedi 22 février 2014

L'incapacité à prendre des décisions, ce fléau au quotidien

Depuis peu, je m'intéresse au fait que je suis incapable de prendre des décisions. Des plus futiles aux plus importantes. 
Je peux rester cinq minutes devant le distributeur de bonbons en me demandant si j'ai plus envie de Dragibus ou si je préfère prendre des M&M's. Si je préfère manger du salé ou du sucré à l'heure du goûter. Si il vaut mieux que je choisisse cette licence là plutôt qu'une autre. Si j'ai envie de gueuler ma haine au moment même où je la ressent ou si je préfère finalement tout garder pour moi et exploser de mille sanglots qu'intérieurement. 

Je suis indécise et indéterminée parce que j'ai toujours cette inquiétude de rater quelque chose. Dans la mesure où je fais un choix entre deux choses, je vais forcément en manquer une autre. Je redoute certes la prise de risque mais je crains surtout le renoncement à toutes possibilités. Tous les choix ayant leur paradoxes et leurs contradictions, des avantages et des inconvénients. Au final, ne rien décider, c'est mon point fort. Je ne réalise rien et j'ai ensuite l'illusion que, si j'ai manqué quelque chose, c'est forcément la faute d'un autre, de quelque chose que je ne pouvais pas contrôler ou du manque de temps pour faire ce fameux choix. 
« Je suis fatiguée mais si je ne vais à cette soirée je vais regretter en entendant les récits trop drôles de mes copines » pourrait être un exemple. (C'est le premier qui m'est venu en tête mais en réalité la question ne se pose pas puisque, jusqu'à présent, j'ai toujours était partante pour les sorties nocturnes. J'illustre juste)

Souvent, quand je suis dans ce genre de situation, je pense à Hal et je rigole. 
Si tu ne connais pas Hal, (tu me déçois), c'est le père dans la série Malcolm (Malcolm in the Middle). Il est comme moi, incertain face à n'importe quelles circonstances. Il y a cet épisode où Loïs, la mère hystérique, lui demande s'il veut petit-déjeuner des mueslis ou des corn-flakes. S'ensuit une série de « Des mueslis ! Ou peut-être des corn-flakes finalement. Oui mais dans les mueslis il y a des pépites de chocolat. En même temps les corn-flakes croustillent plus [...] »

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La première image c'est Hal + une réplique que j'me répète chaque jour après les cours. Puis le gif, c'est moi dans n'importe quelle situation : L'imbécile heureuse qui panique, qui dit n'importe quoi puis qui fait des trucs chelous. (Ne t'inquiètes pas, faut pas déconner, je sais quand même être une fille normale et parfois même débrouillarde, mais il y a des milliers de fois où j'ai l'impression d'être un extraterrestre croisé avec une meuf paumée)

En fait, c'est un questionnement intérieur qui dure quelques secondes. Un court espace-temps où je pèse le pour et le contre, « je tourne autour du pot » parce que je ne sais jamais quoi choisir. Il y a certaines fois ça me pose problèmes. Mais ça arrive probablement à tout le monde au fond, de voir le choix comme une épreuve. Hein ?

Oui ou non ? Sucré ou salé ? Partir ou rester ? Aujourd'hui ou demain ? Je suis une indécise chronique.

mardi 18 février 2014





Deux tests d'autoportrait oubliés datant de 2012
 

vendredi 7 février 2014

Pourquoi j'aime vivre en résidence universitaire, les cinq bonnes raisons

Il y a quelque temps, je racontais dans cet article mon départ vers de nouvelles aventures à Nice. 
Aujourd'hui, après plus de cinq mois d'immersion dans une résidence universitaire, je viens faire ici un compte rendu. 


Pouce en l'air joyeux dans ma chambre, mon salon, mon bureau, ma cuisine, mon armoire, ma salle de bain.
 Tout en même temps dans une même pièce C'est ça la magie de la chambre universitaire.
J'ai accroché les photos de mes copines au mur, trié mes vernis par couleur, fait un origami en forme d'oiseau et allumé une bougie qui sent le bubble gum. Je suis une vraie fille.

 

 

1 – C'est comme une colocation sans les désavantages

Oui parce qu'une résidence universitaire c'est surtout ça : une cohabitation avec 300 autres étudiants. Ou du moins avec les 18 autres de mon étage.
Depuis que j'ai rencontré mes trois copines de résidence, je suis absolument tout le temps avec elles. On nous surnomme « Les quatre mousquetaires » (ok normalement ils sont trois et après ?) ou « Les quatre fantastiques », « Les Spice Girls » (bon là on en a viré une) ou « Les Pussycat Dolls » (et autres noms de groupe de meufs inséparables) puis on a une conversation groupée sur facebook, c'est forcément la preuve qu'on est toujours fourguées ensemble hein ?
Parce qu'on se retrouve tous les soirs dans notre foyer commun pour jouer au baby-foot et regarder la télé. On squatte chacune chez les autres puis, parfois, on se fait des bouffes dans une des cuisines collectives. Ainsi en l'espace de quelques mois, j'ai crée beaucoup plus de liens avec ceux de ma résidence plutôt qu'avec mes camarades de toutes mes classes de la sixième à la terminale (hé ouais) (pas trop insociable la meuf).

A force de croiser toujours les mêmes visages, on fini par se parler au bout d'un moment. Toutefois ne soit pas naïve tête de linotte, ces personnes que je côtoie tous les jours et à qui je dis « saaaalut » d'un air enjoué sont simplement des connaissances et non pas des véritables amis. Pourtant leur présence fait du bien au moral. Parce que si tu te sens beaucoup trop seule, tu trouveras tout le temps quelqu'un avec qui fumer ta clope, boire un chocolat chaud, discuter de la pluie et du beau temps. (Sauf si tu restes tout le temps dans ton 9m², que tu ne parles à personne et que tu ne sors pas ; dans ce cas là, la vie étudiante doit être bien chiante).

 

2 – Je découvre les joies d'être seule

Sans papa-maman quoi. Comprendre : je me lève à 16h le week end si j'ai envie, je me balade en culotte toute la sainte journée et je grignote sur mon lit. Je suis maître de mes décisions et je me sens jamais forcée pour faire quelque chose.
Je pourrais très bien rester enfermée dans ma chambre, bouder et déprimer seule mais je sais que mes Spice Girls sont à deux pas, toujours prêtes à jouer au baby-foot. Puis toujours prêtes à faire la fête aussi donc si je rentre en pleine nuit ou tôt le matin, je ne réveille personne à cause des clés dans la serrure et ça, c'est cool.
En fait comme je le disais, la vie en résidence, c'est comme une colocation mais sans les désagréments (propreté/bordel de la chambre, qui va payer les courses ?, à quelle heure on se couche, à quelle heure on se lève... etc. Tu as saisis quoi) : On passe toute la journée ensemble ainsi que les soirées et les virées nocturnes puis, quand vient l'heure de retrouver nos lits, on retourne toutes chez nous prendre des forces pour de nouvelles aventures le lendemain. On se connaît par cœur (fatiguée, énervée, in love, joyeuse, bourrée, moche... [to be continued]) a tel point qu'on fini nos phrases mutuellement. On commande des pizzas pour la manger devant Confessions Intimes puis on se raconte nos déboires, c'est forcément ça des vraies copines nan ?
C'est une routine dont je ne me lasse pas encore alors pourvu que ça dure.

 

3 – J'ai une vue sur la mer 

(Et je la prends en photo environ quinze fois par jour quand je trouve le ciel joli. Matin, midi, soir.)
J'irais pas jusqu'à dire que j'ai la même vue qu'une chambre au Negresco mais presque. En tous cas je vois toute la ville et sa grande roue illuminée du côté gauche, les bateaux qui bravent les vagues en face puis l'aéroport à droite. Bon, il y a aussi la fac juste en bas et je peux apercevoir mon volet fermé depuis la BU mais ça c'est un détail, globalement le karma était avec moi sur ce coup là et j'en suis ravie.
J'embrasse tendrement tous ces autres qui ont une vue sur la benne à ordure de l'autre côté. Ça change tout pour moi et je crois que j'aurais plutôt mal vécu d'avoir le parking de la résidence comme paysage.
Qui dit vue sur la mer, dit soleil du côté de ma fenêtre : il fait chaud dans ma chambre et je peux me balader en culotte même l'hiver.

 
Je crois que je pèse un peu dans le #sunset et #nofilter game

 

4 – Je suis juste à côté de ma fac de lettre

A cinq minutes à pied exactement. Juste le temps de descendre cette pente qui ruine peu à peu mes genoux et je suis déjà dans l'amphithéâtre. En fait, j'ai fait le calcul, de l'amphi à ma porte d'entrée si je marche avec vigueur, j''ai même pas le temps d'écouter une musique de 4 minutes 18.

Donc la vie est belle et habiter à côté de sa fac, c'est juste LE truc le plus pratique ever. Je peux me lever à 7h40 quand je commence à 8h (ça c'est quand je suis en retard en fait, sinon je me lève plus tôt faut pas déconner) et parfois même à 8h parce que bon, mes profs ne sont pas du matin non plus donc autant que je prenne mon temps (en plus je passe par les portes de derrière donc personne n'en sait rien).

Durant toute ma petite vie, j'ai connu les galères du bus blindé pour aller au collège puis au lycée. Je me suis levée à six heures trop longtemps pour ne pas le rater et je lui ai même couru après parfois. Alors mettre cinq minutes pour arriver en cours et autant de temps pour rentrer chez moi, c'est une ré-vo-lu-tion.

 

5 – Je peux atteindre le frigo sans sortir de mon lit

Donc c'est pas mal pour les crises de boulimie en pleine nuit. Ce frigo tout p'tit contient en fait énormément de truc (à moins que je devienne la pro du Tétris avec le temps). En tous cas tant que mes cordons bleus et mes pompotes rentrent dedans ça me va.
Je le rappelle, ma chambre fait 9m². Salle de bain comprise dedans, hé oui. Et je l'aime. Je passe la plupart de mon temps à la fac (et toute ma vie à la BU en période de partiel) ou au foyer de ma résidence donc, au final, avoir le minimum vital dans une mini pièce bien agencée, ça me va aussi.


Je reste sur une note positive avec ces cinq raisons d'aimer une résidence. Du moins la mienne parce que je suppose que l'atmosphère n'est pas partout pareille. Mais peut-être qu'il faudrait aussi que je vous parle du côté obscur de la force. Parce que la vie en communauté n'est quand même pas un long fleuve tranquille même si je ne suis qu'amour.


dimanche 2 février 2014

Attention whore et drama queen

Aujourd'hui je me suis souvenue avoir un blog laissé à l'abandon c'est pourquoi je fais une apparition soudaine pour raconter un fait. Je ne sais même pas si j'ai encore quelques lecteurs mais qu'importe. Promis je vais essayer de faire des mises à jour plus souvent, j'ai des tas de choses d'une futilité absolue à écrire.

J'étais tranquillement dans le bus pour aller en ville quand tout d'un coup, sans que je m'y attende, une attention whore a fait son apparition. Elle portait un legging panthère trop serré et, soit elle n'avait carrément pas de culotte, soit il était vraiment beaucoup trop serré. Dans les deux cas, c'est NON. Elle était au téléphone et, entre deux machouillages de chewing-gum, elle répondait « OUAIS, OUAIS MAIS MOI J'TE LE DIS QUE CA VA PAS SE PASSER COMME CA EN CAS. LE GADJO IL EST TARPIN OUF » Qu'à fait ce fameux gadjo qui puisse la mettre dans une telle colère ? Personne ne sait réellement mais une chose est sûre, elle porte en elle la même rage de vaincre qu'Afida Turner quand elle tweete. 

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En attendant qu'elle raccroche, les gens du bus se contemplent d'un air épouvanté en faisant quand même gaffe à ne jamais croiser le regard de la principale intéressée. Parce qu'on veut bien qu'elle s'arrête d'hurler mais on n'a pas envie de se faire taper, faut pas pousser. C'est le même cas de figures pour les racailles qui mettent Booba à fond ou les SDF qui, bourrés, parlent à quelqu'un en criant mais on sait pas trop qui.

Retour sur ces deux filles marquantes que je connais qui sont des attention whore (puis des drama queen parce qu'au final ça se rejoint et qu'elles ne font pas les choses à moitié).
  • Il y a d'abord cette fille qui était dans mon lycée. A tendance agitée et égocentrique, elle passait par tous les stades des émotions en moins d'une heure de cours. Elle marche dans le couloir en claquant lourdement des pieds, elle entre dans la salle en jetant des regards noirs un peu partout sans qu'on sache vraiment pourquoi puis elle s'installe au fond de la salle en jetant son sac contre le mur. Bien sûr pendant tout ce trajet elle tirait la tronche et si les spectateurs n'ont pas encore remarqué la scène qui se joue, elle tapera contre la table avec ses doigts, cliquera sans interruption sur son stylo ou demandera à sortir de la salle parce qu'elle se sent mal.
     Sauf que tout ça, la classe l'a bien compris donc son cinéma ne marche plus réellement. Parce qu'on sait tous reconnaître les attention whore et qu'on redoute ensemble leur moment d'hystérie. 

  • La deuxième est moins au top niveau que la première et la première était inférieure à Afida, numéro un dans mon cœur. Celle-ci ne fait pas de scandale ou des crises de pleurs, elle monopolise simplement toutes les conversations pour parler d'elle. Et si elle n'est pas au cœur des débats, elle s'agite (ou elle vient twerker au milieu de notre cercle en soirée). Elle commente aussi n'importes quelles actualités facebook parce qu'elle pèse quand même un peu dans le game et qu'elle est entourée. En fait, soit on l'adore, soit on en veut un peu après sa vie lorsqu'on l'a croisé plus de cinq minutes mais je crois qu'il n'y a pas réellement de juste milieu. 

Je ne ferai pas de typologies plus détaillées d'autres attention whore mais il en reste des tas à citer. Comme cette meuf qui arrive en retard d'une demi-heure en amphi, qui s'arrête cinq minutes derrière la porte le temps d’appeler sa pote et lui demander « T'es où ? » en tirant la langue puis qui passe sans pression devant le prof pour aller faire la bise à ses camarades.
Je ne les blâme pas parce qu'on a tous besoin de moment d'attention où surgit sans qu'on s'en aperçoive notre côté frénétique ; mais si être déchaînée et dans l'exagération h24 c'était si cool ça se saurait quoi.

Moi
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