mardi 10 décembre 2013

J'ai testé pour vous : Passer sa journée à la BU (8h-20h)


Après avoir testé pour les vous (les niçois), une soirée en vélobleu.  Je reviens avec un article beaucoup moins fun. 
Parce que faut pas déconner non plus : les partiels c'est bientôt et tu sais très bien que tu n'y arriveras jamais en toute sérénité avec aucunes connaissances. 

Il y a ceux qui apprennent lentement mais sûrement en étalant toutes les révisions sur huit semaines puis il y a moi : je fais tout dans la précipitation, au dernier moment. J'apprends tout par cœur parce que c'est mon unique méthode. Et je crois que ça marche plutôt bien depuis la primaire alors pourquoi ne pas tester de nouveau à la fac.

L'objectif : Réviser plus de dix matières en maximum deux semaines.
Le tarif : Toute la petite monnaie que tu trouveras pour survivre à base de cafés du distributeur.
Le résultat : Un peu moins de vie sociale mais un semestre, je l'espère, validé.
La fierté en bonus : Se dire qu'on peut faire aussi bien qu'une meuf qui a révisé deux mois non stop. Et franchement, c'est le genre de p'tite satisfaction personnelle plutôt cool. Ça vaut le coup, j'te dis.


        Il est 10h, mon cours se termine, il fait froid et c'est sans entrain que je me dirige tristement vers cette enseigne pas rassurante : « BIBLIOTHEQUE ». Parce qu'en plus, il manque trois lettres... Mais je ne suis pas là pour refaire la déco de la fac alors allons bosser. Ainsi démarre ma journée de révision : Un cappuccino dans une main, l'ordinateur dans l'autre et un air blasé en prime, plaqué au visage. Génial. 
Il me faut environ une demi-heure pour me mettre au travail parce qu'il y a tellement de choses à faire que je ne sais absolument pas par où commencer. Mais rassures toi petit cancre, une fois lancé, il s'avère que quelques heures à la BU, ce n'est pas si terrible que ça en à l'air. Tu peux même observer les autres autour de toi pour constater que tu n'es pas le seul à être débordé (parce qu'on s'y prends tous deux jours avant l'exam tmtc) et ça, ça fait plaisir.  En réalité, le plus difficile dans les révisions, c'est de savoir que tes potes, eux, font leur grasse matinée habituelle (parce qu'ils abandonnent déjà au premier semestre) (only god can judge them).

Le point positif, à la bibliothèque, c'est que tu te sens un peu obligé de travailler. Parce que le calme règne sur les pièces et que la concentration fait chauffer les cerveaux. Alors si tu comptes t'installer ici juste pour capter la wifi de la fac, tu culpabilises un peu quand même. (C'est donc sur ces belles paroles que je vais terminer mon article, parce que faut pas abuser non plus, mon cours de communication non verbale m'attends.)


 Regard malheureux d'une bamba triste, nuances de cernes et manque de sommeil. 
C'est cette tête là que je trimballe un peu partout pendant la période des partiels. Mon corps n'est fait que de cappuccinos. 
Parce que, c'est ça aussi, de passer ses journées à la BU, ça fatigue un peu je te l'avoues.


Dans la hâte de finir cette semaine d'examens, je regarde la fenêtre de ma chambre avec nostalgie. Parce que je peux l’apercevoir depuis la fac. Avant j'habitais en face de la BU et maintenant j'habite en face de chez moi. Contacte moi si tu as une potion miracle pour mémoriser les centaines de pages de cours qui crient mon nom.


lundi 18 novembre 2013

Eugéniney

J'ai passé un week-end chez Eugénie et avec elle c'est le bonheur assuré. Elle me nourrit de popcorn caramélisés, de fondant au chocolat et en plus de ça elle m'offre une boîte pleine de bonbon. Elle me connaît par cœur et ça, c'est exactement le cadeau qui me fait plaisir. Mes deux jours à Aix se sont donc passés affalée sur son beau lit pour regarder des films de fille par excellence. Ou sur le canapé pour manger une pizza devant Confessions Intimes. Real life sucks. 
Oui parce que sur la liste des trucs que j'aime, en plus d'Eugénie, il y a ce genre de film un peu nazes, très cul-cul mais surtout, gentils à voir. Des comédies mielleuses qui cassent pas des briques, qui ne font pas réfléchir et qui permettent de se coucher sur ses deux oreilles.


Je repars déjà pour quatre heures de train mais j'ai mon Céline bag x healthy food pour accompagner mon voyage.


mercredi 16 octobre 2013

J'ai testé pour les niçois : Rentrer de soirée en vélo bleu

Le tarif : Zéro euro si tu mets moins d'une demi-heure. 1€ si tu la dépasse et une caution non débitée de 150€ sur ta carte bleue si l'envie te prends de voler le vélo, petit fou.
L'objectif : Faire toute la promenade du Vieux Nice à chez moi en moins de trente minutes donc. Et c'est possible. Dans la joie et la bonne humeur si tu pédales avec entrain.


           Pompette, tu sors de soirée et tu te rends soudainement compte que tu ne pourras pas assumer tout le chemin du retour sur tes talons hauts (parce que tu n'as pas pris de chaussures de rechange, naïve) et que tu es bien trop pauvre pour payer un taxi. Diriges toi vers les bornes des vélos bleus que tu trouveras un peu partout dans la ville, et pars à l'aventure.
Mais il faut d'abord que tu le loues, ce fameux vélo. Et c'est l'étape la plus difficile à passer parce qu'il faut entrer environ mille informations dans la borne pour pouvoir l'emprunter. Laisse tomber si tu n'as pas toute ta tête, ça énerve vite.

Tu es enfin sur ton vélo, tu règles ta selle et pose ton sac dans le panier. Les cheveux au vent et le nez qui coule, la vie est plutôt belle quand tu passes par la promenade. Le bleu de ta bicyclette s'accorde à la mer et tu utilises ta sonnette de manière enjouée quand tu croises d'autres étudiants aussi sur leur bike.


En fait, le vélo bleu de nuit ce n'est que du bonheur :
  • Les routes sont presque désertes et la promenade l'est encore plus donc tu possèdes absolument toute la piste cyclable et tu peux slalomer comme un foufou.
  • Tu peux chanter à tue-tête sans saouler les gens parce qu'il n'y a personne en fait.
  • Tu risques tout de même de croiser une bande de relou qui sortent aussi de soirée. Mais cette fois, tu es en vélo donc tu peux tracer sans un regard, sûre de toi et inatteignable (sauf si tu tombes de ta selle à ce moment là. Dans ce cas c'est la honte, sorry). Le temps où ton rire nerveux et tes pas précipités cachaient ton envie de fuir est révolu, maintenant tu passes au milieu du groupe en coup de vent et à part quelques « HÉ MISS ! » lointains, tu ne crains plus rien. Enfin, je crois.

Bref, tu m'as compris : Au final, le vélo bleu, c'est tout bénef. Parce que j'arrive en morceau dans ma petite chambre et qu'en plus, j'ai fait du sport pour éliminer les cocktails dans mon sang. 


C'est dans la hâte de nouvelles virées nocturnes que j'écris cet article sans grand intérêt.

vendredi 6 septembre 2013

C'est la fin de l'été

Et c'est aussi la fin de mes années lycées. 

 

Mon année de terminale s'est bien déroulée avec deux voyages scolaire au compteur, le premier à Londres et le suivant à Berlin. Puis deux amies qui semblent être les meilleures ever, Eugénie et Camille. C'est le bac en poche et quelques peines derrière moi que je claque théâtralement les grilles de mon lycée (comprendre : je récupère mon diplôme et je marche sereinement vers la sortie sans jamais me retourner). Je crois que si je devais résumer mes trois années en un titre de bouquin, il se nommerait : « Le Spleen et la procrastination d'une lycéenne qui rêve d'amour ». Et ce serait un bouquin léger, futile et cul-cul la praline.

Le temps des mojitos à 15€ pendant le festival d'Avignon s'achève dans la chaleur étouffante et moi, je pars vers de nouvelles aventures. 




 Alors ça y est, je suis étudiante. En information et communication. Je m'installe dans une p'tite chambre de 9m² en résidence universitaire à Nice. Sous le soleil et les palmtrees.  

J'ai passé cette dernière semaine à scruter d'un œil inquiet des vidéos youtube et autres articles concernant "La galère de vivre dans un 9m² pour 500€", "Les étudiants sur la paille"  puis les "Chambres de bonne" mais malgré tout ça, je suis impatiente de faire mes premiers pas toute seule. Même si je suis pour le moment une gamine paumée, peu débrouillarde et que je ne sais toujours pas remplir des papiers administratifs.

J'ai aussi passé tout mon été affalée sur le canapé devant Confessions Intimes et je me suis rassurée en m'disant que finalement, il y a pire dans la vie que de vivre dans un 9m². J'aurais aussi pu être une passionnée de tuning qui ruine son couple, un fan de Johnny et de Claude François ou même Rodrigue, ce ch'ti au paroxysme de la beaufitude qui provoque sa femme et qui tente finalement de se rattraper en lui déclarant sa flamme sur la chanson "Je suis dingue de cette nana là" de Keen'V. La planète va mal.

Alors, si j'arrive à tenir ce blog assez régulièrement, je pense écrire ici mes « Petites chroniques et mésaventures d'une étudiante ordinaire ». Je trouve que ce titre sonne plutôt pas mal et j'imagine que j'aurais des trucs à raconter. Je pars à l'inconnu.


En attendant je suis sur twitter et instagram 

jeudi 11 juillet 2013

Jetable


 19 juin : Chaton Eugénie fête sa majorité dans l'intimité en tête à tête avec moi, des pâtes carbonara, un muffin au chocolat et une bougie étincelante entre deux épreuves du bac.
 Eugénie encore, toujours, l'amour. - @Avignon, Square Perdiguier
Gare Marseille St-Charles


 Le carnaval du lycée. Je suis déguisée en appareil photo 5D Mark II, à défaut de le posséder.
Mais à la place j'ai un appareil jetable donc la vie est belle aussi, hein ?
5 juillet : Lucile, 17 ans, bachelière contente


En attendant les prochaines photos, tu peux aller voir les précédents article au jetable, si tu veux. Il sont ici puis

jeudi 25 avril 2013

Skin

Quelques photos en vrac d'une journée d'avril. Il y a Fabi, la pluie et les palmtrees de Nice

lundi 15 avril 2013

Berliner II

Mes photos de touriste au jetable, la suite de mon voyage à Berlin
Après avoir utilisé un appareil jetable à Londres pour la première fois, j'ai mis à profit mes nouvelles connaissances dans la capitale allemande : j'ai appris à ne plus mettre mon doigt devant l'objectif et à ne plus oublier le flash la nuit. Les photos sont donc globalement toutes réussies puisque 25/27 ont été développées. On peut par ailleurs constater que je suis une reine du cadrage en biais

Premier jour
Près de l'auberge de jeunesse (qui était vraiment cool d'ailleurs). Première photo en arrivant.
Au moment où je tourne la molette de l'appareil *crick crick crick*, je pense que j'aime déjà Berlin, son manteau de neige, ses arbres, ses bâtiments.
Potsdamer Platz
 «Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe». 
Alors que je prends cette photo, Eugénie est perdue, seule quelque part au milieu de ces 2000 imposants blocs de béton. 
Je suppose qu'elle angoisse mais j'immortalise quand même la vue avant que la nuit ne tombe. On va la chercher, bisous.
 La porte de Brandebourg qui est très bien cadrée
Sortie baïlle naïte sur Potsdamer Platz (j'ai risqué ma vie pour prendre cette photo au milieu de la route)

Deuxième jour
 Balade dans les rues à la recherche d'un endroit où manger. On s'arrête finalement à Mcdo en face du "Chekpoint Charlie shop" parce que faut quand même gouter aux spécialités allemandes
Le musée juif

Troisième jour
 La tour TV sur Alexander Platz
 Pause latte macchiato frappuccino au musée en compagnie du chaton Eugénie
 Focus sur the place to be : le quartier de Mitte dit "le quartier hype" selon ma prof. Ce quartier c'est un peu la représentation de l'esprit alternatif et underground de Berlin; les fresques murales et graffitis recouvrent la totalité des murs. A l'intérieur des bâtiments le all-over se poursuit : pas une seule parcelle des murs, des vitres, des marches, des rampes est laissée pour compte et les escaliers étroits sans fin mènent finalement à un genre de balcon transformé en squat. C'est le genre d'endroit un peu "intime" de la ville que j'ai adoré. A l'époque c'était le lieu d'expression idéal mais aujourd'hui c'est plutôt un genre de coin branché où des boutiques fuck yeah tendances prennent place au milieu de petits tagueurs. (voilà c'était la minute histoire des arts parce que j'ai pas étudié Berlin un trimestre pour rien quand même) 
Sortie by night again sous la neige pour aller au théâtre voir la pièce "Marat-Sade" remise au goût du jour. Je l'ai adoré, c'était à la fois.. déconcertant et saisissant. J'étais assez frustrée de ne pas pouvoir participer à l'échange acteurs-public -parce que les allemands se marraient bien- puis je n'ai pas saisi non plus si les personnes du public faisaient parti de la pièce sachant que j'étais assise à côté d'un gars qui s'avérait être un acteur. Ils étaient tous aussi talentueux les uns que les autres et la majorité étaient de jeunes étudiants français. représente quoi. 
Bref, l'important, c'est que j'ai compris la pièce (et que les comédiens étaient nus sur scène, salut)

Et le métro pour finir
On repart déjà et 27heures de bus pour le retour nous attendent.