vendredi 16 juillet 2010

Lights


lundi 12 juillet 2010




Ce premier article sur Paris m'a donné envie d'écrire, de me lancer réellement dans ce monde vaste de la "blogosphère". Je ne sais pas vraiment à quoi va me mener tout ça mais pourquoi ne pas raconter ici des futilités absolues ou le fil banal et sans originalité de mes journées. Aussi insignifiant soit-il et avec des milliers de fautes d'orthographes, je vais essayer de tenir ce blog à jour régulièrement. Mais je ne promet rien parce que je change d'avis beaucoup trop souvent.

J'ai toujours voulu écrire un journal intime mais finalement je tiens un blog.
Tout d'abord en primaire. Ou plutôt entre le CM2 et la sixième, première année collège. J'aurais sûrement écris le prénom de mes amoureux et mes bonnes notes. Parce que finalement, il ne se passait pas grand chose qui valait la peine d'être raconté ces années là. J'étais une gamine fringuée comme une looseuse, les cheveux bouclés en bataille et les sourcils trop fournis. J'ose espérer avoir un peu changer mais je resterai for ever cette même p'tite fille enjouée et rieuse

En espérant avoir quand même quelques lecteurs, je me présente : Je me prénomme Lucile et j'ai toujours les cheveux bouclés en bataille. Je mange beaucoup trop de junk food et je prends des photos pour le plaisir aussi alors pourquoi ne pas les poster ici ?

samedi 10 juillet 2010

Journal de bord d'une fille qui va attraper le syndrome de Paris

Juillet 2010
Les écouteurs enfoncés dans mes oreilles, la musique qui résonne à tue-tête dans mes tympans, des magasines éparpillés sur la tablette, quelques feuilles blanches, quelques crayons de dessin, mon appareil photo en main et un voyage de cinq heures en train qui m'attends : coucou Paris, me voilà



Je regarde à travers les vitres ce paysage inconnu qui me paraît pourtant familier faute d'avoir déjà emprunté les voies ferrées dans ma toute petite vie. Le train roule à une allure constante et reposante à travers les campagnes; mon esprit vagabonde ici et là entre les champs qui s'étalent à perte de vue, les simples et seules petites maisons qui se trouvent au milieu de ceux-ci, les nuages mousseux comme du coton et le soleil qui fait quelques fois des apparitions entres les branches d'arbres. Je pense à un tas de choses, je suis loin dans mes pensées, je m'abandonne à mes rêveries. Et j'en suis souvent décrochée à cause du bourdonnement dans mes oreilles lorsque que le train passe sous un pont, des passagers parfois agaçants, de la voix peu agréable des contrôleurs ou l'entrée du train dans chaque gare jusqu'à Paris. 
 


Paris, Gare de Lyon.

Je suis prise d'une petite émotion lorsque je pose mes pieds sur le sol de la gare, je suis heureuse de traîner, à bout de bras, ma valise dans les rues de Paris puis je me sens presque parisienne pendant une demi-seconde lorsque je respire un peu de cet air beaucoup trop pollué. Je regarde tous ces gens pressés et stressés qui se bousculent, qui marchent à grands pas et qui râlent intérieurement lorsqu'on ne va pas à leur rythme. Je suis le rat des champs parmi tous ces rats des villes : Ainsi je ne suis pas la cadence puis je compatis avec tous ces autres qui, comme moi, ne savent pas passer convenablement leurs tickets de métro (salut, c'est nous les campagnards).  
Tantôt fascinée, j'observe tout ce qui m'entoure et rêve d'une vie dans une grande ville; tantôt apeurée et ne sachant plus où regarder de peur de me faire tuer ou un truc du genre, j'attends que les SDF qui semblent emplis de colère finissent de mendier. Que certaines personnes qui paraissent louches s'arrêtent enfin de dévisager tout le monde, que l'annonce à propos des pickpockets cesse de passer en boucle dans les métros bondés. Alors je me questionne sur tout ce qui m'environne et je pose mon regard émerveillé sur tout ce qui m'apparaît comme une nouveauté. A l'inverse, tous les autres vivent leur plus ou moins pénible quotidien d'un air impassible. 

 
J'ai l'impression d'être parti au bout du monde et je suis l'archétype de la touriste. (C'est d'ailleurs pourquoi j'illustre cet article de mille photos de touriste, étonnant n'est-ce pas ?)